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Organisation (Tournoi)

Courtois: Davantage de satisfactions que de soucis (02/03/2000)

A 100 jours du début de l'Euro 2000, le patron du tournoi fait le point.
ROTTERDAM Dès demain, le compte à rebours du coup d'envoi de l' Euro 2000 passera à un nombre à deux chiffres. A J-100, nous avons rencontré le patron du tournoi, Alain Courtois, qui fait le point.

Alain Courtois, qu'est-ce qui a bien marché jusqu'ici?
Alain Courtois: Beaucoup de choses, heureusement. La majorité. J'ai été étonné de la bonne coopération avec la Hollande. Je pensais que ce serait plus difficile. Je suis satisfait aussi de l'engagement des villes, surtout en Belgique, contrairement à ce qu'on a parfois dit. Je suis heureux aussi que les gouvernements, et particulièrement le notre, ont bien compris tout le bénéfice qu'ils pouvaient retirer de l'Euro{R.} au niveau de leur image de marque. Je suis également soulagé de constater que nous avons pu engager et former du personnel compétent, dans un contexte aussi particulier. Enfin, last but not least{R.}, je suis enchanté de la coopération avec les forces de l'ordre. Les vraies, celles qui seront sur le terrain, et non pas les délégations politiques ou syndicales qui veulent profiter de l'Euro 2000{R.} pour faciliter leurs revendications.

Et qu'est-ce qui a moins bien fonctionné?
Alain Courtois: Je ne m'attendais pas à une telle complexité pour arriver à une politique commune parfaite entre les deux pays organisateurs, que ce soit au niveau des finances, et particulièrement de la fiscalité, de la sécurité et des transports. Toutes les négociations pour arriver à des accords ont pris un temps considérable. Par ailleurs, je n'avais pas, au départ, perçu l'immense difficulté à impliquer la notion de l'Euro 2000{R.} dans le tissu social, autre évidemment que celui des amateurs traditionnels de foot. A ce point de vue, nous avons été terriblement concurrencés par l'euro, la monnaie. Nous avons essayé d'inculquer l'idée d'un EURO (en capitales), football, par opposition à l'euro, monnaie, mais ça n'a pas marché. De toute manière, c'est très difficile d'entrer avec un projet neuf dans un pays aussi complexe que le notre. Enfin, le terrible problème du marché noir me laisse un gout amer: alors qu'en Belgique il existe une loi qui interdit et réprime cette pratique inexcusable, ce n'est, hélas! pas le cas en Hollande.

A cent jours du coup d'envoi, y a-t-il quelque chose qui vous fasse peur?
Alain Courtois: Tout me fait peur mais je ne panique pour rien. Entendez par là qu'il faut avoir l'oeil à tout. Prenons le cas de l'informatique. En 96, en Angleterre, ça n'a pas bien fonctionné. On nous a demandé de chercher un système moins cher et plus performant. Nous venons de le tester pour la première fois à Charleroi. J'ai bon espoir mais on ne peut jamais jurer de rien. Souvenez-vous des JO d'Atlanta où le système, qui était le top du top, avait bien fonctionné avant de tomber en panne. Chaque jour apporte son lot de difficultés mais on est là pour cela.

Vous n'avez pas évoqué les problèmes des stewards et des contrats de location de stade où ceux d'ISL avec les villes?
Alain Courtois: Pour moi, il n'y a plus de problèmes de stewards. Nous sommes dans un pays où il n'y a pas la meme culture de bénévolat qu'aux Etats-Unis ou meme en Hollande, c'est pourquoi ça a pris plus de temps. Il faut 300 stewards à Bruges, à Charleroi et à Liège et 500 à Bruxelles: nous atteindrons ce nombre sans encombre. Il faut préciser que nous les avons voulus hauts de gamme{R.}, et la société d'intérim en a tenu compte lors des interviews. N'oublions pas qu'en Fran- ce, les volontaires n'étaient pas rétribués. Ici, ils touchent 500 F par jour et sont nourris et habillés. Mais il y a toujours des problèmes auxquels on ne songe pas. Par exemple, en Belgique, ils veulent leur repas chaud à midi, alors qu'aux Pays-Bas, c'est le soir.

On tarde dangereusement à signer les contrats de location de stade ou les contrats ISL?
Alain Courtois: Il y a quatre ans, la location du stade de Wembley a été signée trois jours avant le début de l'Euro 96{R.}, et je ne suis pas inquiet du tout à cet égard. Il y a les problèmes financiers mais surtout les conventions d'assurances (personne n'a oublié le drame du Heysel) ou les négociations sur les responsabilités. Liège a signé le contrat mardi soir. A Bruges et à Charleroi, le contrat est étudié par le conseil communal et à Bruxelles, par le collège. Quant aux contrats ISL qui traitent des problèmes commerciaux avec les villes, la discussion est difficile mais Bruges et Charleroi ont déjà signé, Liège est en passe de le faire et Bruxelles devrait suivre. Aux Pays-Bas, ce sont presque partout des sociétés privées qui ont la gestion des festivités. Arnhem et Amsterdam sont en retard mais tout devrait bientot s'arranger.

Propos recueillis par Christian Hubert

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